Est-ce que le Pentasa est efficace sur le syndrome de l’intestin irritable à tendance diarrhéique?

Les résultats d’une étude anglaise de qualité – faite avec 136 volontaires pendant 3 mois et versus Placebo –  sur le médicament Pentasa et le Syndrome de l’intestin Irritable à tendance Diarrhéique (SII-D) ont été publiés récemment.

Ceux qui souffrent de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin connaissent certainement ce médicament. C’est un anti-inflammatoire intestinal très souvent prescrit pour traiter la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

Cette étude se justifiait car il existe beaucoup de points en commun entre les MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques des Intestins) et le SII. Ces 2 affections présentent un déséquilibre de la flore intestinale et des symptômes en communs (dont trés souvent la diarrhée… d’où le fait que cette étude ait porté sur le SII-D et non celui à tendance constipation).

Cependant ces 2 affections sont bien distinctes. Les MICI sont caractérisées par un état inflammatoire important (élévation notable des marqueurs de l’inflammation) alors que, dans le SII, on parle de micro-inflammations. Avoir une MICI augmente certains risquent de développer des maladies graves directes comme un cancer, ce qui n’est pas le cas pour le SII.

Enfin, ces affections peuvent être associées car il n’est pas rare qu’une personne atteinte de MICI souffre également du SII.

Bref, tout ça pour dire que, contrairement à ce qu’on aurait pu croire, le Pentasa n’a pas eu les résultats escomptés sur les symptômes de douleurs et transit des personnes souffrant du SII à tendance diarrhéique.

 

 

Témoignage de Jean-Christophe, 40 ans

« Apres une maladie intestinale à l’étranger, j’ai commencé à ressentir des douleurs quotidiennes au niveau du ventre accompagnées de ballonnements, diarrhées.

Deux passages aux urgences avec tout ce qui va avec (Echographie, Radio, analyse du sang et des selles) cependant  pour les médecins : le stress voir un petit trouble passager mais rien de plus.

Je me posai de plus en plus de questions car ces douleurs et désagréments ne s’arrentaient jamais Visite sur les forums et je découvre le Syndrome du côlon irritable et surtout du régime FODMAP.

Je contacte Julie Delorme pour un rendez-vous et en parallèle je rencontre un Gastro-entérologue qui me confirme de procéder au régime FODMAP.

Apres le premier Rdv avec Julie, j’entame ce régime résultat les douleurs et désagréments commencent à disparaître assez rapidement.

Depuis que j’ai commencé environ deux mois et après un ciblage des aliments perturbateur, je revis, je peux enfin profiter de chaque moment et apprécier de manger sans me poser de questions.

En plus étant sportif, j’ai aussi eu des conseils sur l’alimentation FODMAP pendant avant, pendant et après le sport.

Je remercie beaucoup Julie pour ces conseils et son écoute. »

Quoi de neuf pour le Syndrome de l’Intestin Irritable?

Voici les principales actualités sur le syndrome de l’intestin irritable selon la Fondation internationale des troubles fonctionnels gastro-intestinaux :

Le Journal des intestins sensibles

  • 90% de la sérotonine (=hormone du bien être) sont produits par les intestins et seulement 10% par le cerveau. Beaucoup d’affections dont le syndrome de l’intestin irritable et la dépression sont liées à une altération de la production de sérotonine.
  • L’éviction du gluten en plus du régime pauvre en FODMAP n’apporte pas de bénéfices supplémentaires aux colopathes et rend leur alimentation plus compliquée à suivre.
  • La sévérité des douleurs abdominales des colopathes semble être proportionnelle à l’augmentation de la sensation du bol alimentaire dans le ventre. L’hypersensibilité viscérale nerveuse doit donc être prise en compte dans les traitements.
  • Les personnes ayant le syndrome d’ intestin irritable ont plus de maux de tête et de douleurs lombaires par rapport à la population « normale ».
  • Les méthodes de biofeedback semblent être efficaces chez les personnes souffrant de constipation terminale.
  • Le yoga et l’hypnose sont des méthodes pouvant aider à réduire les symptômes digestifs et la qualité de vie des colopathes.
  • Il est recommandé que l’application de la phase stricte de l’alimentation pauvre en FODMAP soit limitée à 4 semaines et soit expliquée par un diététicien-nutritionniste. Cela permet de garantir une alimentation équilibrée et d’éviter de perturber les « bonnes » bactéries de la flore intestinale.
  • L’étude française nutrinet a montré que chez les femmes, un Indice de Masse Corporel  (IMC) élevé est associé à une probabilité plus forte d’avoir une SII à tendance diarrhéique, et, chez les hommes, un IMC faible augmente les risques de développer un SII.
  • L’exercice physique aurait un impact positif sur la composition de la flore intestinale.
  • La peur d’avoir des symptômes intestinaux dégraderait plus la vie d’un colopathe que l’intensité des symptômes ressentis.

 

Efficacité de l’homéopathie sur les symptômes digestifs

Bonjour,

L’homéopathie existe depuis le XIXème siècle. Il y a ceux qui y croient et ceux qui n’y croient pas.

Beaucoup de colopathes ont testé l’homéopathie mais est-ce que ça marche?

homéopathie et syndrome de l'intestin irritable

homéopathie et syndrome de l’intestin irritable

Sur l’homme, il n’y a pas d’étude de qualité (en double aveugle, et en comparaison avec un placebo) le démontrant.

Par ailleurs, récemment, le père de la cuisine moléculaire – Mr Hervé This – a publié un article intitulé :  » L’homéopathie efficace chez les animaux ? Apparemment pas !« .

Il se réfère à une méta analyse menée par Jacques Bolard et qui conclue que les études faites sur l’homéopathie et les animaux sont soient de mauvaises qualités, soient ne montrent pas d’effet.

La différence entre l’homme et les animaux est que nous pensons. Nous sommes donc influencés par nos pensées.

On pourrait extrapoler en se disant que l’homéopathie chez l’homme serait efficace uniquement grâce à l’effet placebo – que ce soit pour la colopathie ou une autre problématique. (Je viens de lancer un pavé dans la marre!)

Et vous qu’en pensez-vous?

Avez-vous testé l’homéopathie pour vos symptômes digestifs?

Est-ce que ça a fonctionné?

Témoignage de Marina

« A partir de l’adolescence, j’ai commencé à ressentir divers maux de ventre et troubles digestifs : constipation, impression de colon encombré, lourdeurs, ballonnements, gaz. Un syndrome de l’intestin irritable. De nombreuses consultations chez le médecin ne m’ont apporté que des réponses médicamenteuses : anti-spasmodiques, laxatifs, des conseils nutritionnels d’exercices physiques ainsi que des remarques telles que : « arrêtez de vous occuper de votre bidon, ça ira mieux »!

Mais ça n’a jamais été mieux, au contraire cela a empiré avec les années. Un personne m’a suggéré de consulter un naturopathe lequel m’a conseillé de stopper le gluten et les produits laitiers ce que j’ai fait. Un grand soulagement s’en est ressenti, mais il restait des troubles que je ne pouvais pas expliquer et qui variaient selon mon alimentation. Je me disais donc que d’autres aliments étaient en cause dans les troubles que je subissais. J’ai beaucoup cherché dans les solutions naturelles proposées par les médecines alternatives, et je me suis abonnée à certaines newsletter, dont l’une parlait du régime FODMAPs pour soulager les symptômes de l’intestin irritable. J’ai donc cherché sur Internet un nutritionniste formé à ce régime et j’ai trouvé Julie DELORME. Un simple message dans le formulaire sur son site, a abouti à une rapide réponse de sa part et un premier RDV téléphonique. Le régime entamé, le soulagement ne s’est pas fait attendre, quel confort, quel plaisir de retrouver un ventre plat et une sensation de légèreté : ENFIN, après toutes ses années! Je ne le croyais plus possible.

Un grand MERCI à Julie DELORME pour ses conseils et sa disponibilité! »

Marina

La flore intestinale (ou microbiote intestinal)

Le microbiote intestinal (ou anciennement appelé flore intestinale) est l’ensemble des micro-organismes vivant dans nos intestins.

le microbiote intestinal

le microbiote intestinal

Il est intéressant de savoir qu’il est constitué de 100 000 milliards de bactéries ce qui représente 1 à 2 kg de votre poids et qu’il y a 100 fois plus de bactéries que de cellules dans votre corps (on peut même se demander qui commande? nous ou les bactéries ? mais c’est tout un débat!).

Bien que vous ayons les 2/3 de bactéries en commun chacun possède une carte d’identité bactérienne bien distincte, comme le sont nos empreintes digitales.

Le microbiote se forme les premières années de vie pour atteindre un équilibre vers l’âge de 2 ou 3 ans. Il est donc important de prendre soin de nos bébés en minimisant la prise de médicaments (surtout d’antibiotiques), en les allaitant au moins 6 mois (si c’est possible), en préférant accoucher par voie naturelle (si c’est possible aussi) et en veillant à leur donner un éventail aussi varié que possible d’aliments « simples » solides après 6 mois.

Un ensemble de facteurs peut venir le perturber : médicaments, stress, alimentation moderne riche en mauvaises graisses et pauvre en fibres, infections gastro-intestinales.

Si ce déséquilibre ne se remet pas d’aplomb tout seul on parle alors de dysbiose.

Or cette dysbiose serait impliquée dans un grand nombre de pathologies :

– maladies fonctionnelles : syndrome de l’intestin irritable, fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique….

– maladies inflammatoires, immunes et métaboliques : maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, allergies, diabète, maladie cœliaque,  obésité….

– troubles neuro-psychiatriques: Parkinson, dépression…

– troubles cutanés: eczéma, psoriasis…

Tout ça pour dire qu’il faut chouchouter nos bactéries.

 

 

 

Bien vivre avec une colopathie fonctionnelle grâce au régime pauvre en FODMAP

Comment savoir si on a le syndrome de l’intestin irritable?

Pour quelles raisons une colopathie fonctionnelle se déclare-t-elle?

Qu’est-ce que les FODMAP?

Faut-il suivre ce régime toute sa vie?

Est-ce justifié de suivre un régime sans gluten et sans lactose quand on souffre du SII?

Que faire en parallèle pour gérer ses symptômes digestifs?

Questions et Réponses sur la colopathie fonctionnel

Veuillez trouver mes réponses à ces questions – ainsi qu’à pleins d’autres – dans mon interview pour le site clicbienêtre en cliquant sur le lien ci-après : interview clicbienetre.

Liens entre syndrome de l’intestin irritable et anorexie ou boulimie

Un certain nombre de mes patients qui ont le syndrome de l’intestin irritable (SII) souffrent ou ont souffert d’anorexie ou de boulimie. Mais alors, y a t-il un lien réel entre colopathie fonctionnelle et troubles du comportement alimentaire (TCA) ?

Anorexie, boulimie et SII

Voici ce qu’a donné mon enquête:

Selon plusieurs études, entre 79 et 97% des personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire ont des troubles fonctionnels digestifs gastriques et/ou intestinaux. Ces chiffres sont considérables en comparaison des 15% des personnes souffrant du SII dans la population générale des pays développés.

Pour la majorité, les troubles digestifs sont apparus chronologiquement après le développement des troubles du comportement alimentaire – qu’ils aient été résolus ou non. On peut donc conclure que souffrir ou avoir souffert de troubles du comportement alimentaire augmente les chances de développer des symptômes gastro-intestinaux typiques de la colopathie fonctionnelle.

Cela est plausible puisqu’on sait que se sous-alimenter (anorexie) et se sur-alimenter (crise de boulimie et hyperphagie) aggravent généralement les problèmes de constipation, les douleurs, les ballonnements ou les flatulences. Vomir irrite les parois des viscères et contribue à augmenter les douleurs abdominales. L’utilisation excessive de laxatif perturbe le fonctionnement du transit sur le long terme. De plus, il existe certains critères en commun entre TCA et SII. En effet, ces deux conditions concernent majoritairement des femmes – dont un certain nombre ont subi des abus sexuels dans l’enfance. Les facteurs psychologiques de stress ou de dépression sont également bien présents chez les personnes souffrant de trouble du comportement alimentaire comme chez celles souffrant de troubles digestifs fonctionnels.

De mon côté, je pense que tout est lié à la flore intestinale. Ainsi, le TCA viendrait déséquilibrer la flore intestinale ce qui serait la cause du développement du syndrome de l’intestin irritable. Vous me comprenez?

 

 

 

 

Témoignage de Frédéric, 42 ans.

« Bonjour,

Depuis plus de 10 ans j’avais des problèmes de digestion, lourdeurs, ballonnements et violentes crises de douleurs abdominales. Sans pouvoir trouver ce qui provoquait ces problèmes. Les nombreux examens médicaux et rdv gastroentérologues n’apportant pas de solution. Pour les médecins tout était normal. Je n’avais qu’à suivre les recommandations alimentaires classiques, éviter de grignoter entre les repas, éviter de manger trop sucré, trop gras….et gérer mon stress. Mais les symptômes étaient de plus en plus forts et fréquents. N’y pouvant plus j’ai décidé de m’adresser à un spécialiste de l’alimentation. Et c’est en cherchant un nutritionniste sur le net que j’ai découvert le site de Julie Delorme. J’habite Lyon et le fait que la consultation puisse se faire à distance par skype est très pratique. Julie m’a tout expliqué et j’ai commencé la phase d’élimination des FODMAP. Et j’ai rapidement senti le changement, c’était magique ! Fini cette vie à être toujours patraque, plus de douleur,brulure, de sensation d’être sur les nerfs, d’alternance de diarrhée et constipation…Que ça fait du bien de trouver quelqu’un qui comprend ce qu’on vie tous les jours et qui nous apporte des solutions. Merci Julie !! »