La séparation maternelle mise en cause dans l’apparition des symptômes digestifs

On sait depuis longtemps que l’apparition de troubles digestifs récurrents typiques de ceux induits par le syndrome de l’intestin irritable (ou colopathie fonctionnelle) peut être favorisé par des antécédents d’abus, en particulier sexuels au cours de l’enfance. Ainsi, la recherche a démontré que des antécédents de ce type d’abus peuvent influencer significativement la sensibilité gastrique.

Par ailleurs, les scientifiques se penchent depuis quelques années sur l’influence du stress périnatal. Il en ressort qu’un stress récurrent et/ou profond dans l’enfance peut être responsable de l’augmentation de la perméabilité intestinale, de l’anxiété et de vulnérabilité au stress une fois l’individu adulte. Or, la qualité de l’attention de la mère envers le jeune enfant a un rôle déterminant dans la gestion de la réponse à un stress environnemental. Tout ça est lié à l’amygdale qui est une région du cerveau fortement impliquée dans la régulation cognitive de l’humeur et des émotions. Il a été prouvé que son développement structural peut être perturbé par la séparation et/ou la mauvaise prise en charge maternelle. Les chercheurs utilisent d’ailleurs ce constat pour déclencher un colon spasmodique chez des rats adultes en les séparant simplement de leur mère régulièrement pendant les premières semaines de leur vie.

Mais attention, si vous êtes colopathe, ce n’est pas une raison d’appeler votre mère pour tout lui mettre sur le dos. Et, si vous êtes maman d’un enfant colopathe, n’allez pas culpabiliser de vous être « séparée » tôt de votre enfant lorsque vous l’avez mis à la crèche pour reprendre le travail.

Je pense, en effet, qu’on peut relativiser sur les conséquences de la relation mère-enfant tout en sachant que le stress chez un enfant peut être provoqué par d’autres facteurs et que, l’amydgale se développant entre l’âge d’un an et la fin de l’adolescence, tout ne se joue pas à l’entrée de la crèche !

 

 

Comment passer une bonne rentrée sans la boule au ventre

Les vacances sont finies. Aujourd’hui c’est la rentrée ! Vous – ou votre enfant – êtes stressé(e)!

cartable rentrée sans stress

A petite dose, le stress peut avoir un coté positif en nous permettant de nous dépasser.

Mais, à forte dose, le stress peut nous empoisonner la vie et surtout aggraver les symptômes digestifs. On peut ainsi rentrer dans un cercle vicieux : « j’ai peur d’avoir mal au ventre » donc « je stresse » ce qui aggrave les symptômes digestifs et ainsi de suite.

Pour apprendre à maîtriser votre stress, il existe différentes méthodes de relaxation comme le yoga, la sophrologie, le taï-chi, la méditation… Vous pouvez également évacuer votre stress en pratiquant un sport (marche, course à pied, natation, danse…) ou vous évader par d’autres moyens (peinture, poterie, musique…).

En parallèle, l’alimentation pauvre en FODMAPs peut vous aider (ou votre enfant dès l’âge de 3 ans) à diminuer la fréquence et l’intensité de vos symptômes digestifs. Du coup, vous vous sentez mieux préparer à affronter les évènements stressants de la vie, donc vous stressez moins et donc vous avez moins de symptômes.

BONNE RENTREE

Témoignage d’Eva

Voici le témoignage de Eva 21 ans, chez qui l’alimentation pauvre en FODMAPs a été un succès :

« Depuis petite j’ai toujours eu mal au ventre: ballonnements, diarrhées, ventre qui gonfle… Tout cela m’a beaucoup gêné à l’école et aujourd’hui dans le travail.  Ce n’est pas évident à gérer car on se sent impuissant : quoi manger ? Quels médicaments prendre ? Je sors ? Je ne sors pas ? J’ai du annuler beaucoup de sorties prévues à cause de mes symptômes et trouver de nouvelles excuses à chaque fois. On n’ose pas en parler et bien souvent les gens pensent qu’on fait du cinéma. Pendant beaucoup d’années j’ai donc cherché à savoir ce que j’avais, en vain.

Les médecins disaient à ma mère que j’étais trop stressée… Je savais éperdument que le stress aggravait mes symptômes mais que ce n’était pas l’origine de mes problèmes.

A 20 ans, j’ai refais une série d’examens qui n’ont rien révélé, et cela m’a même déçue. J’aurais préféré qu’on me trouve quelque chose, qu’on me soigne et qu’on en parle plus.

En lisant les résultats de mes examens, j’ai vu que dans la conclusion on parlait de colopathie fonctionnelle. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à me renseigner sur le syndrome de l’intestin irritable et sur l’association des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable (APSSII).

J’ai appris qu’il n’y avait pas encore de médicaments miracles mais que la recherche avançait… Comme avec l’alimentation pauvre en  FODMAP’s qui a changé ma vie.

En effet, c’est en mars dernier que je suis allée voir Julie Delorme, diététicienne nutritionniste, spécialiste des maladies et troubles gastro-intestinaux.

Grâce à elle, j’ai commencé l’alimentation sans FODMAPS, pendant deux mois j’ai suivi ce régime et je n’ai eu aucune crise. La seule crise que j’ai eu  a été liée à un petit déjeuner riche en viennoiseries et jus de fruits au travail.

Après les deux mois sans FODMAPS aujourd’hui je réintègre au fur et à mesure chaque catégorie d’aliments interdits et je vois si je les supporte ou non. Par exemple, j’ai vu qu’en petite quantité je supportais le pain.

J’encourage vivement les personnes atteintes du SII à essayer ce régime qui a changé ma vie.

Eva »