Dépistage de l’intolérance au gluten à faire à la maison

Si vous vous posez la question de savoir si vous êtes intolérant(e) au gluten, il est fortement conseillé d’aller consulter votre médecin afin qu’il vous prescrive un dosage sanguin en anti-corps antitransglutaminase IgA et total IgA puis si nécessaire un fibroscopie avec biopsie.

Malheureusement, dans certains cas, les médecins refusent de faire faire le dépistage sanguin de la maladie coeliaque  (Ce qui est bien dommage puisque seulement 20 à 30% des cas sont diagnostiqués!). Dans ce cas, soit vous pouvez changer de médecin, soit vous pouvez faire une sorte de pré-dépistage à l’intolérance au gluten à la maison.

Les avantages : c’est rapide, très pratique. ça ressemble à un test de grossesse à faire avec une goutte de sang et non d’urine!

Les inconvénients :

  • ce n’est pas fiable à 100% mais vous pouvez vous fiez à 98% à un résultat négatif et à 60% à un résultat positif. Cela signifie notamment que si le test est positif, il est fortement conseillé d’aller faire vérifier le diagnostic par un médecin d’où mon terme de « pré-dépistage ». (cf Etude des tests de dépistage intolérance au gluten maison)
  • ce n’est pas remboursé par la sécurité sociale, cependant le prix reste correct en coûtant environ 20€.

Exemple de marques : glutentest et Biocard

Résultat test Gluten check

Résultat test Gluten check

 

ATTENTION : dans tous les cas, ne commencez jamais un régime sans gluten sans avoir été dépisté pour la maladie coeliaque. Suivre une alimentation sans gluten fausse les résultats des examens de dépistage de l’intolérance au gluten.

Votre régime sera très différent si vous devez juste limiter le blé pour améliorer votre confort digestif ou si vous devez suivre un régime strict sans gluten à vie pour votre santé !

Cake jambon, tomates séchées et pignons de pin

Voici la recette d’un autre cake pauvre en FODMAP et sans gluten. Toujours aussi délicieux et facile à faire que le précédent, il est cette fois-ci au jambon, aux tomates séchées, aux pignons de pin et parmesan.

Je me suis basée sur une des recettes du blog Sunny Délices.

cake pauvre en FODMAP et sans gluten jambon, tomates séchées et pignons de pin

cake pauvre en FODMAP et sans gluten jambon, tomates séchées et pignons de pin

Ingrédients :

  • 3 oeufs
  • 150g de farine de riz complet
  • 1/2 sachet de levure chimique (sans gluten si nécessaire)
  • 10cl d’huile d’olive
  • 10cl de lait
  • 50g de gruyère rapé
  • 1 courgette
  • 50g de tomates séchées
  • 50g de pignons de pins
  • 50g de parmesan
  • 150g de jambon cuit coupé en dès
  • quelques feuilles de basilic

Préchauffer le four à 180°C.

Râper la courgette. L’essorer dans du papier absorbant. Émincer les tomates séchées.

Couper la fêta en dés.

Mélanger l’huile, le lait et les œufs. Ajouter la farine, la levure et le fromage râpé, puis la courgette râpée, le parmesan,  les dés de jambon, les morceaux de tomates séchées, les pignons de pin et le basilic ciselé.

Mélanger le tout et verser la préparation dans un moule à cake.

Enfourner et faire cuire pendant 45min.

Cake courgette, fêta et olives vertes

Voici la recette d’un cake courgette, fêta et olives vertes, pauvre en FODMAP et sans gluten délicieux et facile à faire.

Je me suis basée sur une des recettes du blog Sunny Délices.

 

cakes salés pauvre en FODMAP et sans gluten

cakes salés pauvre en FODMAP et sans gluten

Ingrédients :

  • 3 oeufs
  • 150g de farine de riz complet
  • 1/2 sachet de levure chimique (sans gluten si nécessaire)
  • 10cl d’huile d’olive
  • 10cl de lait
  • 50g de gruyère rapé
  • 1 courgette
  • 150g feta
  • 100g d’olives vertes dénoyautées
  • quelques feuilles de menthe

Préchauffer le four à 180°C.

Râper la courgette. L’essorer dans du papier absorbant.

Couper la fêta en dés.

Mélanger l’huile, le lait et les œufs. Ajouter la farine, la levure et le fromage râpé, puis la courgette râpée, les olives, les dés de fêta et la menthe ciselée.

Mélanger le tout et verser la préparation dans un moule à cake.

Enfourner et faire cuire pendant 45min.

Intolérance non-coeliaque et non-allergique au gluten. Où en est on?

Depuis les années 1980, le régime sans gluten prend de plus en plus d’ampleur. Une multitudes de blogs ou de livres sur le sujet voient le jour sur Internet et dans les librairies. De plus en plus de rayons aux supermarchés sont consacrés au sans-gluten. Les restaurants spécialisés ou proposant des menus sans gluten sont de plus en plus nombreux.

Moi, je dis tant mieux pour les personnes qui ont la maladie cœliaque, tant mieux pour celles qui sont allergiques aux protéines de blé et pour celles qui sont intolérantes aux FODMAP du blé. Cette mode du sans-gluten permet que le grand public et les professionnels de santé ou de la restauration soient plus informés et sensibilisés. De plus, l’offre du sans gluten s’élargit de jour en jour.

En revanche, attention à la banalisation de cet effet de mode : on vend le sans gluten pour tout …. et (parfois) n’importe quoi : pour perdre du poids, pour augmenter les performances sportives, contre les troubles neuropsychiatrique (schizophrénie et autisme), contre le syndrome de l’intestin irritable (ou colopathie fonctionnelle)….

Faisons le point sur ce qu’en dit la science:

Pour cela, je me baserai sur un article scientifique franco-germano-italo-ibérico-hollando-américain (il y avait du monde dans cette étude!) paru il y a quelques jours et qui fait l’état des lieux de la recherche sur l’intolérance non cœliaque et non allergique au gluten.

L’intolérance non cœliaque et non allergique au gluten ou hypersensibilité au gluten est définie comme un état dans lequel des symptômes sont aggravés suite à l’ingestion de gluten, en l’absence de marqueurs de la maladie cœliaque ou de l’allergie au gluten.

La prévalence de cette hypersensiblité est toujours floue. Elle concernerait tout de même plus les femmes et les adultes jeunes.

Les symptômes de cette intolérance généralement répertoriés sont des manifestations typiques du syndrome de l’intestin irritable ou colopathie fonctionnelle (dérèglement du transit, ballonnements, douleurs abdominales, flatulences), des manifestations extra-digestives : migraine, douleurs musculo-articulaires, fatigue chronique, problèmes cutanés (eczèma, plaque rouge), dépression, anémie.

Les causes?

A ce jour, il n’y a toujours pas de marqueur biologique prouvant qu’une intolérance non-coeliaque et non-allergique au gluten existe.

Le blé est la céréale à gluten la plus consommée dans nos pays industrialisés. On le retrouve dans le pain, les pâtes, les biscuits, les gâteaux, les tartes, les pizzas, les hamburgers…

Or, le blé et ses dérivés contiennent une multitude de composants. Les experts se demandent donc si c’est vraiment le gluten qui est en cause ou si c’est autre chose comme les inhibiteurs de l’alpha-amylase ou trypsine du blé, ou, les fructanes (= une sorte deFODMAP) du blé.

En ce qui concerne le Syndrome de l’intestin irritable (ou colopathie fonctionnelle) :

La dernière étude de l’équipe australienne chez qui j’ai été formée montrent que les FODMAPs ne sont pas l’unique facteur aggravant de symptômes digestifs chez ceux souffrant du syndrome de l’intestin irritable (ou colopathie fonctionnelle). Dans certains cas, il peut également y avoir une hypersensibilité aux protéines de blé (gluten et autres protéines).

Une autre étude montre que l’ingestion d’aliments contenant du gluten augmente la perméabilité intestinale chez les SII à tendance diarrhéique ayant un profil génétique HLA DQ2 et/ou DQ8.

En bref… des études complémentaires sont nécessaires pour préciser la prévalence, le mécanisme et les manifestations de l’intolérance non coeliaque et non allergique au gluten et pour trouver des marqueurs spécifiques de ce type d’intolérance. 

 

 

Manger différemment mais pas au prix de ma santé

Comme l’illustre bien le MyPlate® mis en place par le gouvernement américain, un repas équilibré est normalement composé de :

  • Mon assiette équilibrée1 portion de légumes (cuits/crus)
  • des féculents, pains et équivalents suivant l’appétit
  • 1 portion de viandes, poissons, oeufs
  • 1 produit laitier
  • 1 portion de fruits

+ eau

 

Beaucoup de personnes souffrant de troubles digestifs éliminent les légumes et les fruits (surtout crus), les produits laitiers et/ou le gluten de leur alimentation dans le but de contrôler leurs symptômes digestifs.

Or l’éviction d’un ou plusieurs groupes entiers d’aliments peut déséquilibrer l’alimentation et avoir des conséquences plus ou moins graves sur la santé ou la silhouette avec :

  • Une perte de poids pour certains
  • Une prise de poids pour d’autres
  • Des carences en nutriments et micronutriments sur le long terme

L’alimentation pauvre en FODMAPs est, quant à elle, équilibrée. N’éliminant aucun groupe entier d’aliments, elle garantit l’apport de tous les nutriments essentiels à la santé.