10 conseils pour passer les fêtes sans maux de ventre

Les fêtes approchent à grands pas. Voici 10 conseils pour profiter au maximum de ces moments en famille ou entre amis sans que vos maux de ventre ne gâchent tout.

Bonnes fêtes

1. Dans l’idéal, décidez vous-même d’une partie ou de la totalité du menu. Prendre les commandes est le meilleur moyen de garantir le menu le plus digeste possible et de limiter les risques de passer les fêtes enfermé seul aux toilettes ou sur un lit à souffrir le martyr.

2. Proposez de faire ou d’apporter un ou plusieurs plats et prenez plaisir à les cuisiner. Sur internet vous pourrez trouver des milliers de recettes gratuites correspondant à vos envies et tolérances.

3. N’hésitez pas à apporter votre pain ou vos biscottes. Le blé et le seigle sont deux céréales riches en FODMAP. Or, pendant les fêtes on mange souvent des toasts de foie gras, de saumon… donc si vous apportez votre propre pain ou biscottes pauvres en FODMAP (par exemple, faits à partir de farine de riz, maïs, sarrasin et/ou châtaignes) vous limiterez votre consommation en FODMAP.

4. Si vous êtes intolérant au lactose, pensez à prendre des gélules de lactase. Cela vous permettra de mieux digérer des plats ou des desserts contenant de la crème ou du lait.

5. Rassurez-vous. Un grand nombre d’aliments ou plats traditionnellement servis à Noël sont naturellement pauvres en FODMAP. Voici quelques idées :

POUR L’APERITIF:

  • des canapés sur du pain sans gluten de saumon fumé, de foie gras, d’oeufs de saumon, de truite, de lump, du caviar…
  • des chips de pommes de terres, les chips de maïs, les chips de crevettes…
  • des olives, des tomates cerises, des bâtonnets de carottes ou de concombre crus, des radis…
  • des amandes, des noix, des noisettes…

POUR L’ENTREE:

  • du saumon fumé, des huîtres, des crevettes….
  • du foie gras en terrine avec une salade…
POUR LE PLAT:
  • des langoustes, des gambas, des noix de saint-jacques, du homard, de la lotte…
  • du foie gras poêlé, de la dinde, du chapon…
  • et en accompagnement : des pommes de terre, des marrons, du potiron, de la patate douce, du céleri rave….
POUR LE FROMAGE:
  • le comté, la mimolette,la tomme, le beaufort, le cantal, le gouda, le reblochon, le saint nectaire, les crottins de chavignol, le brie, le camembert…. sont des fromages ne contenant que des traces de lactose.

POUR LE DESSERT OU LE CAFE:

  • une bûche glacée faite par exemple à partir de sorbets de fraises/framboises/fruits de la passion/ananas et de meringue
  • des macarons
  • des marrons glacés
  • des bouchées au chocolat noir
  • une salade de fruits composée par exemple d’orange, kiwi, papaye, litchis, banane, ananas

6. Limitez les dégâts en suivant l’alimentation pauvre en FODMAP plus strictement la veille et le jour du repas de fête

7. Buvez modéremment. Un bon moyen de limiter votre consommation d’alcool est d’intercaler au moins un verre d’eau entre chaque verre d’alcool

8. Préférez les vins secs aux vins cuits et sucrés

9. Triez dans votre assiette les morceaux d’ail, d’oignon ou d’échalottes

10. Faites-vous plaisir et  soyez prévoyant en apportant vos médicaments au cas où votre ventre vous ferait des caprices

 

 

Le chocolat, ami ou ennemi de vos maux de ventre?

Cet article est dédié à tous les amateurs de chocolat.

chocolat et maux de ventre

Le chocolat présente de nombreux avantages. Tout d’abord il procure du plaisir, ce qui n’est pas négligeable. Il est riche en polyphénols et en magnésium mais peut-on en manger quand on est sujet à des maux de ventre?
Le chocolat blanc et au lait sont très sucrés et contiennent du lactose (4g pour 50g de chocolat), et donc des FODMAPs en quantité non négligeable. Ils peuvent donc être responsables de troubles digestifs.

Le chocolat noir, quant à lui, contient peu ou presque pas de lactose. Vous pouvez donc en consommer mais attention aux excès. En effet, le chocolat noir est riche en matières grasses et contient des tanins qui peuvent accélérer le transit intestinal en stimulant la contraction des muscles intestinaux. De plus, le chocolat – tout comme le vin et certains formages – est riche en histamine et sa consommation peut engendrer des troubles digestifs chez une personne hypersensible à l’histamine.

 

Voici quelques exemples de chocolats et dérivés pauvres en FODMAPs :

  • Chocolat noir Lindt® excellence à 70%, à 85%, à 90%, à la fleur de sel, orange intense, menthe intense
  • Chocolat noir Lindt® à cuisiner
  • Côte d’Or® chocolat noir intense
  • Nestlé® dessert chocolat noir
  • Nestlé® grand chocolat orange confite, noir noisette entière, noir pâte d’amande, noir intense à 70% ou à 80%, éclats noirs fèves de cacao
  • Crunch® noir
  • M&M’s® intense cacao

NB: attention aux intolérants au gluten car certains de ces chocolats en contiennent.

 

Pomme du matin éloigne le médecin ? Pas si sûr

La pomme a pleins de qualités nutritionnelles intéressantes. Son apport calorique est faible (entre 74 et 80 kcal). Elle est riche en antioxydants et  contient des fibres solubles (la pectine) qui permettent de réguler le transit. C’est d’ailleurs certainement pour ça que nos grand-mères nous disaient de manger de la compote de pomme quand nous étions malades.
pomme

Toutefois, la pomme contient de l’excès de fructose et du sorbitol, qui sont des FODMAPs, et donc peut aggraver les troubles digestifs chez certaines personnes.

Dans la première phase d’élimination de l’alimentation pauvre en FODMAP, il est recommandé de ne pas consommer de pommes crues ou cuites. Cela signifie éviter les compotes de pommes, le jus de pomme, le cidre et le vinaigre de cidre.

 

Souffrances des colopathes

J’ai fait la connaissance de Mathieu sur le forum facebook de l’Association des Patients Souffrant du Syndrome de l’Intestin Irritable (APSSII). Il a écrit un texte magnifique très révélateur de ce que toute personne souffrant de troubles digestifs peut ressentir.

« On croit parfois que ça va mieux, car nous n’avons pas eu de crise pendant quelques temps…On essaye d’avoir une alimentation saine, on essaye de bouger, on essaye de vivre…

Puis d’un seul coup d’un seul plus rien…Les crises arrivent, on est bloqué, replié sur nous-mêmes et on se gave de médicaments, on hésite entre un aliment insipide et un autre (riz or not to riz), on n’a plus le goût de manger alors on se dit que peut être les plantes feront du bien, on se dit que plein de choses feraient du bien, mais non. Il y a la crise dehors, la crise en Europe, la crise dans nos rues, la crise dans nos ventres, mais le pire c’est la crise dans nos têtes. Assis sur nos trônes de roi, nous contemplons la porte des toilettes, à tel point que l’on connait chaque aspérité de celle-ci, les livres de chevets sont devenus des notices, et les tongs pour les vacances des boites de cachet. Quant à nos rêves d’avenir, ils ne sont qu’un projet sur une heure ou deux, jusqu’à ce que la prochaine crise nous ramène à la vérité et nous dise qu’en réalité, en plus de la prison de notre corps, il existe la prison de notre psychisme, qui commence à peser. Donc on se replie sur sois même, on s’isole et on espère que ça va passer…Puis si ça se calme, on vit -un peu- du moins on essaye mais tout en attendant la prochaine crise que l’on sait imminente. On ne sait pas où on va, on ne sait pas comment, la seule chose qu’on sait ce ne sont que les endroits que nous fréquenterons. Mon meilleur ennemi est devenu mon meilleur ami, il est rond et s’appelle toilette.

Nous nous relevons tous après ces crises, avant ou après, cependant nous anticipons, mais pas pour notre futur : pour maitriser notre présent…

Ma drogue à moi, elle a plein de noms légaux mais elle ne fait aucun effet, je suis – nous sommes – les dealeurs du légal qui ne servent à rien. Nous ne gagnons pas d’argent dessus nous en perdons, nous ne sommes pas heureux avec nos drogues et nous les « payons ». Nous essayons même des choses qui ne sont dans aucun protocole histoire « de », en vain…


En fin de compte, nous vivons une maladie dont on n’est pas sûr qu’elle existe, mais nous sommes plus vigilants que des gens ayant des maladies incurables.
Combien de temps l’esprit peut endurer le poids de la souffrance lorsque la souffrance est devenue une habitude ?

A cette question deux citations me viennent en tête tirées du film FIGHT CLUB : 
« C’est seulement quand on a tout perdu qu’on est libre de faire tout ce qu’on veut. »
« Les choses (maladie) qu’on possède finissent par nous posséder. » Cette dernière est révélatrice, changez le mot chose par maladie, et on a l’explication de toute l’ampleur de notre maladie.
Je ne sais pas où nous allons, mais en tout cas, nous sommes nombreux à nous y rendre… »

Merci Mathieu