Infection à l’Helicobacter pylori : comment bien la diagnostiquer et l’éradiquer

Si vous ressentez des symptômes de dyspepsie dans la partie haute du tube digestif tels que : douleurs gastriques pouvant irradiées jusque dans le dos, nausées et ballonnements, vous avez peut être une infection à l’H.pylori.

Que faire pour être bien diagnostiqué ?

  • Consulter votre médecin pour qu’il pose un diagnostic en vous faisant réaliser soit un test respiratoire, Helikit (surtout pour ceux de moins de 45 ans sans antécédents ou signes d’alarmes particuliers), soit une endoscopie avec biopsies (surtout pour ceux de plus de 45 ans et/ou avec antécédents ou signes d’alarmes spécifiques).
  • Bien signaler à votre médecin, si vous prenez ou avez pris sur les deux semaines précédent l’examen, un traitement d’IPP ou d’antibiotique, car ces derniers peuvent fausser les résultats des examens et donc vous risquez de passer à côté du diagnostic.

Que faire pour bien éradiquer H.pylori?

  • Votre médecin vous prescrira un traitement à base d’antibiotiques et d’IPP.
  • Traiter une infection à l’H.pylori est primordial, puisque dans le cas contraire, cette infection est responsable de la plupart des cancers gastriques.
  • Il est impératif donc de bien respecter la posologie et la durée du traitement pour être sûr de bien éradiquer l’H.pylori, de limiter les récidives, et de limiter les risques de résistances aux antibiotiques.

Comment savoir si l’H.pylori a bien été éradiqué?

  • Il est primordial de refaire un examen environ 2 à 4 semaines après l’arrêt des traitement pour vérifier si l’H.pylori a bien été éradiqué.

 

 

Trop de sport = bonjour la diarrhée ou la nausée

Un exercice modéré (marche active ou équivalent) est bénéfique pour les symptômes liés au syndrome de l’intestin irritable, à la dyspepsie ou ceux liés aux MICI. De plus, la pratique d’une activité physique régulière apporte d’autres bénéfices pour la santé : meilleur sommeil, os plus solides, cœur en meilleur santé, meilleur contrôle de la glycémie, de la faim et de la satiété, réduction des risques de développer un cancer, moins de dépression.

Une pratique de sport intensive peut quant à elle, engendrer des symptômes digestifs dont la diarrhée. Les marathoniens en savent quelque chose. Ils appellent cela la diarrhée du coureur ou en anglais, le « runner’s trot ».

Mais pourquoi la pratique d’un sport peut-elle entraîner une diarrhée ?

Lors d’un effort extrême, le flux sanguin irrigue nettement moins les intestins pour privilégier l’irrigation des muscles et organes en action (jambes, bras, poumons, coeur…). L’absorption intestinale est réduite, les mécanismes de réabsorption d’eau sont altérés et le temps de transit intestinal augmente.

La diminution de l’irrigation sanguine dans les intestins liée à l’effort crée des lésions des parois intestinales qui stimulent la réponse pro-inflammatoire et augmentent la perméabilité de la muqueuse. Lorsqu’elles se répètent fréquemment, le passage de toxines bactériennes dans le sang est favorisé ce qui entretient la réponse inflammatoire.

Tout cela aboutit donc à des symptômes digestifs tels que: diarrhée, nausées, régurgitations qui peuvent, en plus, être amplifiés avec le stress lors d’une compétition sportive.

En cas de diarrhée sanglante et persistante, il est vivement conseillé de consulter un médecin.

Pour y remédier, plusieurs solutions existent. En voici 5 exemples :

  • Réduire le niveau d’effort
  • Courir aux heures les plus fraîches (car la température semble augmenter les symptômes)
  • Bien vous hydrater. Ni trop, ni pas assez.
  • Eviter la prise d’anti-inflammatoire non stéroïdiens (si vous en prenez, en parler avec votre médecin)
  • Faire des modifications alimentaires par exemple en évitant les boissons sportives hyperosmotiques et en limitant les FODMAP. Pour plus d’informations, demandez conseils à un professionnel en nutrition.

 

 

 

 

Combat du jour : les épices et le piment contre votre appareil digestif

Depuis longtemps les consommations d’épices (surtout fortes) et de piment sont connues pour aggraver les symptômes digestifs.

Qu’en pense la recherche?

piment épices symptômes digestifs

piment et épices VS symptômes digestifs

 

PIMENT : Bien qu’une forte consommation ponctuelle de piment soit prouvée pour aggraver les douleurs abdominales et les symptômes de brûlures plusieurs études asiatiques suggèrent qu’une consommation régulière d’une petite quantité de piment ait, au contraire, un effet bénéfique sur les symptômes fonctionnels gastriques de dyspepsie ou de reflux gastro-œsophagien (RGO).

ÉPICES : Une récente étude iranienne montre que les personnes qui mangent régulièrement des plats épicés ont plus de symptômes digestifs typiques du syndrome de l’intestin irritable par rapport à celles qui n’en mangent jamais. Ces résultats sont valables uniquement chez les femmes (et, oui encore nous…. les femmes) car chez les hommes la consommation d’épices n’aurait pas d’impact sur les symptômes gastro-intestinaux. Ainsi cette étude montre que les femmes qui consomment au moins 10 fois par semaine des épices (y compris le poivre) ont deux fois plus de chances (enfin de malchances) de souffrir de symptômes typiques du syndrome de l’intestin irritable (=colopathie) par rapport à celles qui n’en mangent jamais.

 

Points communs entre les troubles chroniques intestinaux, gastriques, urinaires, musculaires, articulaires et la fatigue.

Qu’est-ce que les affections listées ci-dessous ont en commun?

  • Le Syndrome de l’Intestin Irritable (SII ou colopathie fonctionnelle) qui est caractérisé par des troubles intestinaux de type diarrhée, constipation, ballonnements, flatulences, douleur ou inconfort abdominal,
  • La dyspepsie qui se manifeste par des troubles gastriques de type reflux et douleur/inconfort au niveau de l’estomac,
  • La fibromyalgie (FM) qui est caractérisée par des douleurs ou un inconfort au niveau des muscles et des articulations,
  • le Syndrome de Fatigue Chronique (SFC) qui désigne un état de fatigue récurrent et chronique,
  • Les Désordres Temporo-Mandibulaires (DTM)  qui se manifestent par un inconfort ou une douleur au niveau de la mâchoire
  • Le Syndrome de la Douleur Vésicale ou Cystite Interstitielle (SDV/CI) qui est caractérisé par une douleur ou un inconfort au niveau de la vessie avec l’envie fréquente d’uriner

Réponses :

Ces affections:

  • existent réellement même s’il n’existe pas -encore- d’examens médicaux directs pour les mettre en évidence.
  • sont chroniques (avec des périodes plus ou moins longues de répits entre chaque crise)
  • « pourrissent » la vie de ceux qui sont concernés
  • peuvent se chevaucher chez le même individu. Ainsi, il n’est pas rare qu’une personne qui souffre du syndrome de l’intestin irritable présente également une de ces autres affections.
  • ne sont malheureusement pas encore comprises et maîtrisées par le corps médical bien que la recherche avance!
  • sont liées à une sur-excitabilité du système nerveux central de telle sorte qu’un stimulus « normal » entraîne une réponse exagérée des nerfs qui est responsable de l’apparition des symptômes. On peut d’ailleurs regrouper ces affections dans la famille des syndromes de la sensibilité centrale (ou Central Senstitivity Syndrome Family).
  • ne viennent pas de la tête mais dont l’apparition ou l’aggravation des symptômes est souvent influencée par le stress, l’anxiété ou la dépression