Comment allez-vous ?

On vous a – et vous avez – certainement posé la question plusieurs fois aujourd’hui. En fait, l’expression complète est « Comment allez-vous à la selle? » et elle date du temps de Louis XIV.

Pour répondre correctement à cette question, on peut se demander alors ce qu’est un transit parfait. Beaucoup pensent que c’est aller à la selle une fois par jour. Pas forcément. Disons qu’un transit normal c’est ni avoir la diarrhée, ni être constipé.

Or, la diarrhée est médicalement définie par des émissions quotidiennes trop fréquentes de selles trop abondantes (poids supérieur à 300 g/j), liquides ou très molles (consistance 6 ou 7 sur l’échelle de Bristol ci-jointe). En pratique, on parle de diarrhée lorsqu’il y a au moins 3 selles très molles à liquides par jour.

La constipation est, quant à elle, définie médicalement comme l’émission de selles dures (consistances 1 et 2 sur l’échelle de Bristol ci-jointe), de faible volume (moins de 50 g par jour) et moins de selles hebdomadaires. En pratique, elle peut aussi correspondre à une insatisfaction lors de la défécation, induite soit par la sensation d’évacuation incomplète, soit par la  difficulté pour exonérer, soit par les deux.

Echelle de Bristol

Echelle de Bristol 

En conclusion, vous pourrez répondre que vous allez bien si vos selles ont la consistance 3, 4 ou 5 la majorité du temps, si vous y allez moins de 3 fois par jour et plus de 3 fois par semaine, et, surtout, si vous n’avez d’inconfort ou de douleurs associés.

A l’inverse, si votre transit est perturbé (sans cause organique), il existe une multitudes de méthodes médicamenteuses, alimentaires ou autres pouvant vous aider à réguler votre transit.

 

Maux de ventre et troubles du transit : est-ce grave docteur ?

Vous souffrez peut être de ballonnements, de douleurs abdominales, de diarrhée et/ou de constipation. Ces symptômes digestifs peuvent correspondre à un « simple » (dans le sens où ils peuvent vous pourrir la vie mais sans avoir d’impact direct sur votre santé) syndrome de l’intestin irritable (SII) ou à une maladie organique. Ainsi, la maladie cœliaque, la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, les colites lymphocytaires ou collagènes,  des troubles hormonaux (hyper ou hypothyroïdie), un cancer ou d’autres pathologies peuvent engendrer des symptômes digestifs semblables à ceux du SII.

Présentez-vous des signes d’alarme ?

  • signes alarmantsVos symptômes ont débuté après l’âge de 50 ans
  • Du sang est présent dans vos selles
  • Vous avez de la fièvre
  • Vous avez perdu plus de 5kg sans raison
  • Vos symptômes vous réveillent la nuit
  • Des membres de votre famille proche ont eu un cancer digestif, la maladie cœliaque, la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique.

 

Si vous présentez un ou plusieurs signes d’alarme, cela ne signifie pas obligatoirement que vous avez une maladie organique mais il est vivement conseiller de consulter votre médecin.

Le riz constipe-t-il?

Je reviens sur une question (ou une affirmation) qu’on me dit souvent : le riz constipe. Mais est-ce vrai?

le riz

le riz

Le riz appartient à la famille des graminées. Il est surtout riche en vitamine B.

Il en existe 2 types : oryza sativa ( le riz long) et oryza glutinosa (le riz rond).

Bref….

Lors d’une gastro-entérite, en prévision d’une coloscopie, lors d’une poussée de maladie de Crohn ou d’une crise de diverticulite ou quand on a tout simplement la diarrhée…on conseille de suivre un régime sans ou pauvre en résidus. Cela revient à manger du riz blanc et de la viande ou du poisson blancs grillés, éliminer les fruits, les légumes, les céréales complètes et les graisses cuites. Ceci a pour but essentiellement de diminuer la quantité de selles formées afin de mettre les intestins au repos et non de ralentir le transit. La quantité de selles est proportionnelle à la quantité de fibres ingérées. Or le riz blanc et les viandes ou poissons maigres n’en contiennent presque pas. Donc peu de fibres = peu de selles = intestins au repos.

Pour conclure : Le régime sans résidus limite la quantité de selles produites et le riz blanc – en lui même – ne constipe pas (sinon tous les asiatiques seraient constipés (lol)). Le riz est simplement  un aliment très digeste, pauvre en fibres – quand il est blanc, pauvre en FODMAP, et, pour les malades coeliaques, il présente l’avantage d’être sans gluten.

Vous pouvez donc en manger en toute tranquillité que vous ayez un transit lent ou rapide. C’est un aliment « utile » puisqu’il joue le rôle de féculent. En plus d’être bon pour la santé, le riz est un ingrédient de base indispensable dans la cuisine. Ainsi, on peut faire une multitude de recettes savoureuses avec : paella, riz cantonais, riz au lait, sushis, risottos sans compter toutes les recettes de pâtisseries sans gluten ou pauvres en FODMAP dans lesquelles on peut remplacer la farine de blé par celle de riz!

Alors PENSEZ-(r)Y 😉

 

Le sport : un atout ou un inconvénient pour les maux de ventre?

Je voulais rebondir sur le témoignage de Francis qui, comme beaucoup de marathoniens, souffre de troubles digestifs et chez qui l’alimentation pauvre en FODMAP a été un succés.

Tout d’abord je tenais à souligner que la pratique modérée et régulière d’une activité physique est bénéfique pour le bien-être émotionnelle (c’est un excellent anti-dépresseur naturel !), physique et pour la santé. Cela a un effet préventif sur le cardiovasculaire, l’excès de poids, l’ostéoporose, certains cancers. En ce qui concerne le système digestif, cela est prouvé pour avoir un effet préventif sur le cancer du colon et les diverticulites. Il permet également de lutter contre constipation et de limiter tous désagréments digestifs (ex: diarrhée) aggravés par le stress.

En revanche, quand la pratique d’un sport devient très intensive, cela peut engendrer des troubles gastro-intestinaux. Ainsi, 30 à 50% des athlètes souffrent de nausées, vomissements, gaz, douleurs abdominales, diarrhée  – avec parfois du sang dans les selles – pendant ou après l’effort. Or, l’apparition de ces symptômes peut avoir un impact sur les performances sportives ou la participation à des compétitions.

Qui est concerné?

Surtout les femmes -comme toujours :-( , les jeunes athlètes, les sports de longue durée et de type course à pied (ex: marathon, triathlon…).

Pourquoi les athlètes souffrent-ils plus de symptômes gastro-intestinaux?

Les mécanismes ne sont pas très clairs et des études plus approfondies sont nécessaires. Cependant, on peut dire qu’ils sont causés principalement par :

  • Une modification de la vitesse de la vidange gastrique 
  • Des modifications des sécrétions hormonales (élévation des sécrétions des hormones gastro-intestinales)
  • De la répétition ischémie et reperfusion sanguine des viscères. En effet, pendant un effort de longue durée, il y a une diminution de l’irrigation sanguine au niveau des intestins, au profit du coeur, des muscles et des poumons. Or, cette diminution de l’apport en oxygène et nutriments vers les cellules intestinales va altérer la muqueuse intestinale. Puis à l’arrêt de l’effort, les intestins sont reperfusés de sang. Or, cela va apporter brutalement de l’oxygène et des radicaux libres qui sont à l’origine d’un déséquilibre de la flore intestinale et de l’altération des cellules épithéliales de la muqueuse intestinale. Ceci aboutit à une hyperperméabilité intestinale et donc une augmentation du passage des toxines et allergènes et une l’ inflammation avec l’apparition de symptômes digestifs.

La prise de probiotiques associées à des modifications périodiques alimentaires (ex: alimentation pauvre en FODMAP et/ou pauvre en fibres/graisses saturées) peuvent aider à prévenir l’apparition de ce genre de symptômes.

 

Les principales causes d’une diarrhée

Voici la liste des 23 principales causes potentielles d’un transit accéléré issue du livre Diarrhea Dietitian de Niki Strealy, éditions Strategic Nutrition :

  • Les maladies chroniques inflammatoires de l’intestin* comme la  maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique
  • Les colites microscopiques* : colites lymphocytaires et colites œdémateuses
  • La maladie cœliaque *
  • Le syndrome de l’intestin irritable* ou colopathie fonctionnelle*
  • Les allergies alimentaires*
  • Les hypersensibilités alimentaires* – par exemple aux amines, aux salicylates, au glutamate
  • Les intolérances alimentaires* comme celle au lactose, au fructose ou à d’autres FODMAP
  • Les malabsorptions des graisses induites par exemple par des troubles ou des atteintes au pancréas*
  • Les cancers digestifs*
  • Une occlusion partielle de l’intestin* due par exemple à une constipation sévère, à une tumeur ou à une sténose (=rétrécissement) et qui laissent passer uniquement les selles liquides
  • Des troubles endocriniens comme de l’hyperthyroïdie, du diabète* ou la maladie d’Addison
  • Une anomalie au niveau de la sécrétion ou de l’absorption des sels biliaires
  • Une excroissance de bactéries intestinales appelée Small Intestinal Bacterial Overgrowth*
  • Une infection virale, bactérienne ou parasitaire
  • La consommation chronique ou excessive d’alcool*
  • Les résections chirurgicales avec ablation d’une partie de l’estomac*, de l’intestin grêle* ou du colon*
  • La gastro-entérite éosinophile
  • Le HIV et le SIDA
  • Les effets secondaires de certains médicaments – attention :  ne pas arrêter un médicament sans l’accord du médecin
  • Les effets secondaires de chimiothérapies ou radiothérapies
  • Les abus de laxatifs
  • Les sportifs d’endurance*
  • Le stress

*problématiques pouvant être aidées par une alimentation spécifique

Une vidéo sur les FODMAP

Bonjour,

Si vous souffrez de troubles digestifs typiques du syndrome du colon irritable – ou colopathie fonctionnelle – et que vous souhaitez en savoir plus sur les FODMAP, je vous invite à visionner la vidéo que j’ai réalisée.

Cette vidéo explique ce que sont les FODMAPs et comment l’alimentation pauvre en FODMAP peut aider à améliorer naturellement et efficacement les troubles digestifs fonctionnels (douleurs abdominales, ballonnements, flatulences, diarrhée, constipation).

Pour cela  :

Cliquez sur le lien suivant : en savoir plus sur les FODMAP ou allez sur la page consacrée à l’alimentation pauvre en FODMAP dans la partie expertise du site www.delormenutrition.com.

 

 

Témoignage d’Eva

Voici le témoignage de Eva 21 ans, chez qui l’alimentation pauvre en FODMAPs a été un succès :

« Depuis petite j’ai toujours eu mal au ventre: ballonnements, diarrhées, ventre qui gonfle… Tout cela m’a beaucoup gêné à l’école et aujourd’hui dans le travail.  Ce n’est pas évident à gérer car on se sent impuissant : quoi manger ? Quels médicaments prendre ? Je sors ? Je ne sors pas ? J’ai du annuler beaucoup de sorties prévues à cause de mes symptômes et trouver de nouvelles excuses à chaque fois. On n’ose pas en parler et bien souvent les gens pensent qu’on fait du cinéma. Pendant beaucoup d’années j’ai donc cherché à savoir ce que j’avais, en vain.

Les médecins disaient à ma mère que j’étais trop stressée… Je savais éperdument que le stress aggravait mes symptômes mais que ce n’était pas l’origine de mes problèmes.

A 20 ans, j’ai refais une série d’examens qui n’ont rien révélé, et cela m’a même déçue. J’aurais préféré qu’on me trouve quelque chose, qu’on me soigne et qu’on en parle plus.

En lisant les résultats de mes examens, j’ai vu que dans la conclusion on parlait de colopathie fonctionnelle. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à me renseigner sur le syndrome de l’intestin irritable et sur l’association des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable (APSSII).

J’ai appris qu’il n’y avait pas encore de médicaments miracles mais que la recherche avançait… Comme avec l’alimentation pauvre en  FODMAP’s qui a changé ma vie.

En effet, c’est en mars dernier que je suis allée voir Julie Delorme, diététicienne nutritionniste, spécialiste des maladies et troubles gastro-intestinaux.

Grâce à elle, j’ai commencé l’alimentation sans FODMAPS, pendant deux mois j’ai suivi ce régime et je n’ai eu aucune crise. La seule crise que j’ai eu  a été liée à un petit déjeuner riche en viennoiseries et jus de fruits au travail.

Après les deux mois sans FODMAPS aujourd’hui je réintègre au fur et à mesure chaque catégorie d’aliments interdits et je vois si je les supporte ou non. Par exemple, j’ai vu qu’en petite quantité je supportais le pain.

J’encourage vivement les personnes atteintes du SII à essayer ce régime qui a changé ma vie.

Eva »

 

La solution contre les maux de ventre

Qu’est ce qui améliore:

 

– les douleurs, inconforts ou ballonnements chez 85% des personnes?

– les excès de gaz chez 87% des personnes?

– les diarrhées chez 83% des personnes?

– les problèmes de constipation et de nausées

chez 2 personnes sur 3?

Fini les maux de ventre : comment ne plus avoir mal au ventre...

Non ce n’est pas un médicament mais l’alimentation pauvre en FODMAPs

(résultats issus d’études cliniques internationales publiées dans de grandes revues de gastro-entérologie et de nutrition)