Gluten : 2/3 des intolérants diagnostiqués à tort

Lundi, j’ai été interviewée par Mélanie Lepoutre dans l’émission du 12/14 sur SUD RADIO au côté de Brigitte Jolivet, la présidente de l’AFDIAG (Association Française des Intolérants au Gluten) et de Véronique Olivier, la porte parole de l’AFPRAL (Association Française de Prévention des Allergies).

Interview sud radio

Interview sud radio

Le thème : « Gluten : 2/3 des intolérants diagnostiqués à tort »

Cette émission s’est basée sur les résultats d’une étude italienne sur l’hypersensibilité au gluten non coeliaque.

Voici le résumé de l’étude :

Cette étude porte sur 40 volontaires se prétendant hypersensibles au gluten (mais dont il a été vérifié qu’ils n’ont pas la maladie coeliaque). Ils doivent d’abord suivre un régime sans gluten pendant 6 mois. Puis ils sont divisés en 2 groupes dont les participants doivent rajouter 10g de farine par jour. Il y a deux types de farines : une farine qui contient du gluten et l’autre non. Les participants doivent rajouter une des deux farines quotidiennement pendant 10 jours, puis faire une pause pendant 2 semaines, puis recommencer avec l’autre farine. Cette expérience est faite en double aveugle, c’est à dire que ni les volontaires, ni les investigateurs ne savent quel sachet de farine contient du gluten. Les volontaires doivent évaluer leurs symptômes digestifs et désigner à la fin de l’expérience le sachet de farine contenant du gluten.

Les résultats montrent que les 2/3 des personnes se disant intolérants au gluten (hors maladie coeliaque) se trompent dans la désignation du sachet de farine contenant le gluten.

Il est important de noter que dans cette étude, il n’y a pas d’évaluation, ni de contrôle de la quantité de FODMAP ingérée par les volontaires et que les 2 types de farines avec et sans gluten contiennent toutes deux des FODMAP.

Selon les chercheurs de l’étude, une intolérance aux FODMAP serait une des principales raisons pour expliquer pourquoi autant de volontaires se seraient trompés !

L’émission était trop courte, ce sujet méritait d’être plus débattu!

Pour écouter l’émission, cliquez ci-dessous:

 

 

 

Conférence sur les FODMAP

Envie d’information et de soleil ?

Vous pouvez concilier les deux en mettant le cap sur Montpellier ce week-end.

Vous pourrez vous informer en allant au Salon des Allergies Alimentaires et des Produits SANS.

J’aurai le plaisir d’y animer une conférence intitulée « Et si c’était les FODMAP?  » le dimanche 19 avril à 13H00.

Le reste du temps, vous pourrez profiter du soleil et de la mer.

Retrouvez toutes les informations sur le site du salon des Allergies Alimentaires et des Produits SANS en cliquant ICI.

salon des allergies alimentaires et des produits sans

A dimanche donc 😉

 

Les principales causes d’une diarrhée

Voici la liste des 23 principales causes potentielles d’un transit accéléré issue du livre Diarrhea Dietitian de Niki Strealy, éditions Strategic Nutrition :

  • Les maladies chroniques inflammatoires de l’intestin* comme la  maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique
  • Les colites microscopiques* : colites lymphocytaires et colites œdémateuses
  • La maladie cœliaque *
  • Le syndrome de l’intestin irritable* ou colopathie fonctionnelle*
  • Les allergies alimentaires*
  • Les hypersensibilités alimentaires* – par exemple aux amines, aux salicylates, au glutamate
  • Les intolérances alimentaires* comme celle au lactose, au fructose ou à d’autres FODMAP
  • Les malabsorptions des graisses induites par exemple par des troubles ou des atteintes au pancréas*
  • Les cancers digestifs*
  • Une occlusion partielle de l’intestin* due par exemple à une constipation sévère, à une tumeur ou à une sténose (=rétrécissement) et qui laissent passer uniquement les selles liquides
  • Des troubles endocriniens comme de l’hyperthyroïdie, du diabète* ou la maladie d’Addison
  • Une anomalie au niveau de la sécrétion ou de l’absorption des sels biliaires
  • Une excroissance de bactéries intestinales appelée Small Intestinal Bacterial Overgrowth*
  • Une infection virale, bactérienne ou parasitaire
  • La consommation chronique ou excessive d’alcool*
  • Les résections chirurgicales avec ablation d’une partie de l’estomac*, de l’intestin grêle* ou du colon*
  • La gastro-entérite éosinophile
  • Le HIV et le SIDA
  • Les effets secondaires de certains médicaments – attention :  ne pas arrêter un médicament sans l’accord du médecin
  • Les effets secondaires de chimiothérapies ou radiothérapies
  • Les abus de laxatifs
  • Les sportifs d’endurance*
  • Le stress

*problématiques pouvant être aidées par une alimentation spécifique

Oui, votre enfant allergique ou intolérant peut manger à la cantine

Votre enfant est intolérant au gluten ou allergique à un ou plusieurs allergènes. Il peut toutefois manger à la cantine grâce au Protocole d’Accueil Individualisé – appelé PAI.

Le but du PAI est d’accueillir l’enfant allergique à l’école et de tout mettre en oeuvre pour éviter l’exclusion et l’isolement.

Pour mettre en place un PAI, vous devez en faire la demande auprès du médecin scolaire. Puis, une concertation est organisée entre les parents et l’enfant, le directeur d’établissement, le médecin scolaire, le médecin traitant, le responsable de cantine, le maître et tout autre personne ‘source’.

Bon à savoir :le PAI est un document réactualisable tous les ans et en cours d’année.

Selon la nature de l’éviction et le risque pour l’enfant, il peut y avoir une adaptation individuelle du repas collectif par la cantine, fourniture d’un repas spécifique par les parents ou par la collectivité.

Un diététicien-nutritionniste peut vous aider à monter le dossier PAI, et veiller au bon respect de celui-ci.