Douleur abdominale : un nouveau remède en perspective

Avoir mal au ventre est un symptôme fréquent chez les colopathes. Une des principales raisons mises en cause de cette douleur est l’hypersensibilité nerveuse viscérale. En d’autres termes, les nerfs intestinaux des colopathes sont hyper-reactifs et envoient des messages anormalement douloureux au cerveau.

L’INSERM de Toulouse vient de démontrer qu’une souche spécifique d’Escherichia coli produit une molécule ayant la capacité de soigner les maux de ventre en agissant directement sur ces neurones hyper-sensibles.

Cette molécule a été testée et prouvée efficace chez les souris. Il reste maintenant à vérifier son efficacité et son innocuité chez les patients colopathes avec l’espoir de lancer prochainement un médicament enfin efficace sur ces douleurs chroniques qui pourrissent le quotidien de certains colopathes.

Un grand merci à Chantal de m’avoir transmis cette information intéressante.

Retrouvez plus d’informations en cliquant ICI  

N’hésitez pas, vous aussi, à m’envoyer les articles, émissions ou vidéos traitant du syndrome de l’intestin irritable afin de les partager avec le plus grand nombre 😉

 

Interview dans le quotidien du patient

La semaine dernière, j’ai été interviewée dans le quotidien du patient.

Pour lire l’article, cliquez sur le lien suivant:

Rencontre avec Julie Delorme, diététicienne en guerre contre les pathologies digestives

Pour ceux qui ont aimé Le charme discret de l’intestin

Comme Giulia Anders, je suis passionnée par les intestins. Comme elle, j’ai fait de cette passion ma spécialité mais en tant que diétécienne-nutritionniste. Mon fils de 3 ans et demi résume d’ailleurs bien ce que je fais car il dit que « le travail de ma maman est d’expliquer aux gens ce qu’il faut manger pour pas avoir mal au ventre et faire de beaux cacas » !

Giulia Anders avec son approche génialement simple et humoristique a fait exploser l’intérêt sur nos intestins et fait comprendre au plus grand nombre qu’il s’agit bien plus que de tuyaux !

Si vous avez aimé son livre et si vous comprenez l’anglais, voici sa présentation aux TED-Talks :

 

 

Muffins d’Halloween pauvres en FODMAP

C’est la période des courges et la plupart sont pauvres en FODMAP alors profitons-en.

En dehors des classiques veloutés ou gratins, la courge  – et notamment le potiron – peut aussi être un ingrédient des recettes sucrées.

Voici pour vous, une recette de Muffins d’Halloween pauvres en FODMAP à base de potiron:

Ingrédients:

  • 3/4 tasse (=mug) de potiron cuit mixé
  • 2,5 tasses de flocons d’avoine
  • 1,5 tasse de lait sans lactose
  • 1 œuf (gros)
  • 5 càs de sirop d’érable
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • Cannelle
  • Noix de muscade
  • 75g de pépites de chocolat noir

Préchauffez le four à 180°C.

Mélangez dans un saladier : le lait, l’œuf, le sirop d’érable, la purée de potiron, le sucre vanillé, la cannelle et la noix de muscade. Rajoutez les flocons d’avoine et les pépites de chocolat. Mélangez à nouveau.

Versez le mélange dans 12-14 moules individuels à muffins en silicone.

Enfournez 30 min.

Laissez refroidir.

 

Témoignage de Mae-Mae, 31 ans

Voici le témoignage de Mae-Mae, une patiente colopathe et végétalienne de 31 ans qui a su « dompter » ses symptômes digestifs grâce à l’hypnose et au régime FODMAP. Merci à elle de nous avoir fait partager son expérience.

« A 23 ans, un gastroentérologue m’a diagnostiquée un syndrome de l’intestin irritable et m’a conseillé d’arrêter de consommer du gluten et du lactose durant une période d’un mois, en plus de la prescription de médicaments pour soulager les symptômes du SII. L’ensemble a eu un effet très positif. 

Après un déménagement, un autre gastroentérologue a continué mon suivi et m’a suggéré de supprimer d’autres aliments pouvant être problématiques ainsi que certains mode de cuisson. Il a également conseillé, dans une approche globale, d’adopter un rythme de vie plus tranquille en privilégiant les activités stables et les sports doux.

Jusqu’à l’âge de 28 ans, il m’était ainsi assez facile de vivre avec le SII grâce à une hygiène de vie basée sur le raisonnable. 

A 28 ans, les symptômes se sont aggravés en raison d’un rythme de vie parisienne trop intense. J’ai alors commencer à faire des recherches plus sérieuses sur le SII pour apprendre à mieux vivre avec. 

A ce moment-là, deux éléments ont changé mon rapport à la maladie : l’hypnose ericksonienne qui m’a appris à mieux gérer mes douleurs et travailler sur le lâcher-prise et le régime sans FODMAPS qui m’a aidé à réduire les symptômes du SII en trouvant un régime alimentaire sur mesure.

Grâce à l’association des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable (APSSII), j’ai découvert le site de Julie Delorme. 

Le fait de pouvoir consulter par skype ou téléphone mais aussi de pouvoir échanger par mails est très pratique. 

Julie Delorme est une professionnelle compétente et investie qui s’adapte à la singularité des usagers. Par exemple, celle-ci s’est ajustée à mon régime végétalien (vegan) et nous avons trouvé ensemble des alternatives alimentaires créatives.

Actuellement, je viens de terminer la phase de réintroduction des aliments suite au régime sans FODMAPS. 

C’est très agréable de pouvoir se dire que mon alimentation va être progressivement plus diversifiée et cela grâce aux conseils de Julie Delorme. « 

 

Programme FODMAP : 5 raisons de le faire maintenant

Si vous souffrez de ballonnements, douleurs abdominales, flatulences, diarrhée et/ou constipation fonctionnels ou du syndrome de l’intestin irritable (appelé aussi colopathie), voici 5 raisons de commencer un régime pauvre en FODMAP maintenant :

  1. Vous en avez marre de vos symptômes et il est temps de prendre soin de vous
  2. La méthode FODMAP est aujourd’hui l’approche prouvée la plus efficace en réduisant les symptômes digestifs chez 75% des colopathes. Elle est, pour cette raison, le traitement de première ligne en Australie, en Angleterre et aux Etats Unis
  3. C’est une période de l’année peu frustrante pour faire le régime FODMAP. Pour être honnête et pour espérer une réduction de symptômes, des modifications alimentaires sont nécessaires mais, sachant que beaucoup de fruits et de légumes d’été sont riches en FODMAP, c’est plus facile de le faire maintenant.
  4. C’est le moment idéal – entre les sorties de l’été et les fêtes de fin d’année – pour faire ce programme. En effet, il faut prévoir entre 8 à 10 semaines pour faire le programme en entier (=4 semaines pour la 1ere phase + 4 à 6 semaines pour la 2ème phase) et c’est plus facile de le suivre à la maison.
  5. Qui ne tente rien n’a rien. Or, le seul moyen de savoir si ce régime marche sur vous est d’essayer!

Si vous souhaitez le faire seul(e), retrouvez la liste complète des aliments autorisés et déconseillés, des menus équilibrés et des recettes gourmandes en cliquant ICI. Vous avez aussi à votre disposition un guide d’achat de produits pauvres en FODMAP en supermarchés en cliquant ICI.

Si vous souhaitez des conseils personnalisés, n’hésitez pas à me contacter. Retrouvez plus d’informations sur les consultations diététiques digestives en cliquant ICI.

A vos marques, prêts, partez 😉

Faites vous diagnostiquer

J’ai décidé d’écrire aujourd’hui cet article car les symptômes gastro-intestinaux peuvent avoir de multiples causes et  poser un diagnostic seul comporte le risque de passer à côté d’autres maladies (ce qui a été le cas encore d’une de mes patientes récemment).

Le syndrome de l’intestin irritable n’est pas la seule cause possible de vos symptômes digestifs. D’autres maladies gastro-intestinales : maladie cœliaque, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique, des maladies gynécologiques comme l’endométriose, des problèmes hormonaux, une carence en fer, des cancers, des maladies autoimmunes, ou des effets secondaires de médicaments…peuvent aussi se manifester par des problèmes de transit, des ballonnements ou des douleurs abdominales.

Avec internet, beaucoup de personnes s’auto-diagnostiquent avec le risque de se tromper.

Mon objectif n’est pas de vous alarmer mais je vous invite vivement à consulter un médecin généraliste et/ou gastro-entérologue surtout si vous avez perdu du poids récemment, si vous avez du sang dans les selles, si vos symptômes sont aussi nocturnes, si vos symptômes sont apparus après l’âge de 50 ans ou s’il y a des antécédents de maladies organiques ou cancers digestifs dans votre famille.

Je me permets aussi de rajouter 2 choses:

  • pour ceux qui craignent les examens invasifs comme la coloscopie, sachez qu’ils ne sont pas prescrits automatiquement
  • pour ceux qui ont ou ont eu des mauvaises expériences avec des médecins, n’hésitez pas à en changer car comme dans tous les métiers, il y a ceux qui ont du tact et ceux qui en ont moins, et, il y a ceux qui sont compétents et intéressés par leur métier et ceux qui le sont moins.

 

Intestin irritable : le point sur les traitements efficaces

Je vous invite à lire une interview très intéressante de Guillaume Gourcerol, gastro-enterologue au CHU de Rouen,  sur le syndrome de l’intestin irritable, parue dans doctissimo, en cliquant ICI.

 

 

201 boissons pauvres en FODMAP

L’eau est bien sûre la meilleure boisson pour vos intestins et votre santé. Mais un peu de fantaisie ne fait pas de mal. Or, parmi les boissons froides ou chaudes pauvres en FODMAP, vous avez -en fait – pas mal de choix !

Retrouvez plus de 201 boissons pour le petit déjeuner, le goûter, la pause café, ou l’apéro dans le livre Régime FODMAP  : le guide d’achat en supermarché (disponible sur Amazon)  dont :

  • 114 idées de soft
  • 62 idées de boissons chaudes
  • 25 idées de lait sans lactose et boissons végétales
  • et des conseils sur les boissons alcoolisées

Pour vous, voici une sélection de boissons pauvres en FODMAP :

Le gras et les colopathes

Les FODMAPs sont prouvés pour aggraver les symptômes digestifs, mais qu’en est il du gras?
Je suis sûre que rien que la vision de cette photo vous donne quelques symptômes, et, pour cause ; les études montrent que la consommation d’aliments très gras provoque un inconfort abdominal, une augmentation des gaz et des diarrhées chez un colopathe sur deux.
Les raisons majeures seraient que l’ingestion de gras a pour effets de ralentir le transit des gaz et d’augmenter la sensibilité intestinale.
Cependant, attention il n’est pas question d’éliminer tout le gras de votre alimentation car celui-ci est indispensable pour votre santé (y compris les acides gras saturés souvent diabolisés dans les magazines!). Ainsi, les membranes de vos cellules et les hormones sont constituées de molécules de gras. Le gras transporte aussi les vitamines liposolubles A, D, E et K indispensables à votre santé. Et, enfin, le gras donne du goût aux aliments et donc du plaisir à manger.
Tous les colopathes sont différents.
Si vous êtes sensible au gras, je vous conseille simplement de privilégier les graisses crues (huile et beurre), et, de consommer des aliments très gras de type : frites, fromages, viandes grasses et charcuterie, produits industriels, avec modération et en prenant soin de les associer à des aliments plus légers au cours du même repas.
Si vous sentez que vous avez de multiples intolérances alimentaires, je vous invite à prendre rendez-vous avec un professionnel de la nutrition pour qu’il personnalise les conseils et vous évite les risques de carences.